11EME PANZER

Josef Dietrich

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Josef Dietrich

Message  Invité le Lun 12 Nov - 18:14


Josef Dietrich, SS garde du corps d’Hitler





Josef Dietrich, issu d’une famille pauvre, va vite grimper les échelons dans le parti nazi en devenant le responsable de la garde rapprochée d’Hitler. A la fin de la guerre, il se détournera de son fürher après avoir commis des massacres pour lesquels il devait exécuter une peine de 25 ans de prison. Il en sortira après 14 ans et s’éteindra 7 ans plus tard, son cortège funèbre étant suivi par 6 000 Waffen SS !





Josef Dietrich naît le 28 mai 1892 dans une famille de paysans de Bavière. Peu doué pour les études, le jeune Josef travaille très tôt dans une exploitation agricole où il s’occupe des étables mais aussi des tracteurs, nouvelles mécaniques assez rares pour l’époque. C’est peut-être de là que lui viendra le goût des voitures et du pilotage par la suite. Toujours est-il qu’il devient en 1907 apprenti dans l’hôtellerie et voyage en Italie, en Suède et en Autriche. Alors qu’il a 19 ans, Josef Dietrich s’engage dans l’armée bavaroise en rêvant de rejoindre la cavalerie légère. Engagé dans le premier régiment des Ulhans, une élite reconnue, Josef Dietrich est incorporé ensuite au 4me régiment d’artillerie « König » à Augsburg. Mais il fait une chute de cheval ... il est renvoyé du régiment







À partir de 1911, ses rêves partis en fumée, il fait des petits boulots, allant de ferme en ferme. La déclaration de la Première Guerre mondiale sera pour lui l’occasion de s’illustrer en prenant du galon. Engagé volontaire en 1914, il retrouve l’artillerie puis, remarqué, est vite muté au 7me régiment d’artillerie. En novembre, il est blessé et doit être évacué. Il repart au front en 1915, est à nouveau blessé, se remet sur pied puis repart à l’assaut avant d’être transféré dans une unité de chars allemands, l’une des rares de la Première Guerre. À la fin de la guerre, il sortira décoré de la Croix de Fer et fera l’objet de tous les honneurs.







Entre les deux guerres, Josef Dietrich vit en Bavière et rejoint les services de police jusqu’en 1927. Entre-temps, il s’engage dans le Freikorps Oberland pour se battre contre les Polonais et surtout contre les Communistes, et participe au putsch de Munich mené par Hitler, bien qu’il n’ait pas adhéré au parti nazi. En 1927, il démissionne de la police, on ne sait pourquoi, et travaille en tant que vendeur dans une fabrique de tabac puis devient gérant d’un poste d’essence. Rien de bien glorieux donc.
Finalement, il s’inscrit au parti nazi en 1928 et est engagé chez les SS de Himmler sous le matricule 1177. En poste à Munich, il se montre un meneur d’hommes exceptionnel et il grimpe les échelons jusqu’à obtenir le commandement de la brigade SS de Munich. Il assure aussi la garde rapprochée du leader nazi.







En 1930, Josef Dietrich remplace Rudolf Hess pour commander les SS d’Allemagne du Sud. Deux ans plus tard, il commande le groupe nord tout en étant entré au Reichstag en tant que parlementaire pour le parti nazi.
Pourtant, sa plus grande responsabilité sera d’assurer la sécurité du futur chancelier, Hitler. Il continuera sa besogne jusqu’en 1933, après la prise de pouvoir d’Hitler. Ainsi, Josef Dietrich sera un des responsables de la « nuit des longs couteaux » en juin 1934 durant laquelle nombre de SA furent assassinés pour laisser le champ libre à Hitler. La purge a commencé avec l’assassinat de Ernst Röhm, longtemps maître de Himmler mais qui faisait de l’ombre à ce dernier. Malgré le pouvoir grandissant de Himmler, Hitler gardera toujours sa confiance à Josef Dietrich et ce dernier pouvait, dans certains cas s’opposer aux volontés du grand maître des SS et de la Gestapo.







Chargé de la protection d’Hitler et de sa garde rapprochée, Dietrich dévie pourtant de sa mission en prenant l’initiative en 1939, d’enfermer une cinquantaine de Juifs polonais avant de les tuer. L’année suivante, le fidèle Dietrich est nommé Général des Waffen SS et prépare ses hommes à envahir la France, la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. La Hollande succombe vite et Dietrich participe à la bataille de Dunkerque qui sera un échec pour les Alliés. Dietrich rejoint ensuite le XIVe Armee Korps près d’Amiens mais face à la résistance, se replie à l’Est. La France vaincue, Dietrich est décoré de la Croix de Chevalier en 1940 par Hitler himself. Après, avoir ensuite conquis les Balkans en avril 1941, la division « SS Division Leibstandarte-SS Adolf Hitler » sous le commandement de Josef Dietrich participe à l’opération Barbarossa, destinée à envahir l’URSS. Dietrich participe à la conquête de l’Ukraine à Kiev et continue son chemin en exigeant que tous les prisonniers russes soient tués. La division de sécurité d’Hitler est ensuite redirigée vers le front de l’ouest en été 1942.
Quelques mois plus tard, alors que les Alliés ont débarqué en Algérie et au Maroc, Dietrich reçoit l’ordre de déployer ses forces en France libre. Puis, Dietrich doit regagner à nouveau le front russe et sa division participe aux batailles dont la fameuse bataille « Citadelle », la plus grande bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale. Celui qu’on surnomme « Stepp » Dietrich est, pendant un temps, en vacances en juillet 1943 tout en étant chargé de surveiller le désarmement de l’armée italienne qui a capitulé. La Leibstandarte fait encore parler d’elle en faisant prisonniers des partisans italiens à Bove. La ville sera bombardée par Joachim Peiper et 37 civils vont mourir. De nombreuses autres exactions seront commises par « Stepp » Dietrich et sa division avec l’appui de Himmler comme des vols, des viols, des pillages, des meurtres malgré les protestations répétées de Rommel qui était alors Commandant en chef du front italien.







En janvier 1944, l’on retrouve Dietrich en Belgique puis à Evreux et plus tard à Bruxelles. Après le débarquement de Normandie, il rejoint Paris puis se rend sur les plages du débarquement avec sa Panzer-Division et les troupes de la Jeunesse Hitlérienne. Malgré la défaite inéluctable, Dietrich commande à ses hommes de se battre pour garder la ville de Caen. Malgré la multiplicité de ses titres honorifiques, Dietrich sait que la guerre est perdue. Malgré tout encore, il obéit à son Führer en septembre 1944 afin de rejoindre les forces hitlériennes dans la bataille des Ardennes. Cette opération se soldera par un échec et par de nombreux massacres notamment à Malmédy.







En mars 1945, Dietrich et sa 6me SS-Panzer-Armee sont en Hongrie pour ralentir l’avancée des Russes. C’est sans espoir. Et, ce, d’autant plus qu’Hitler, devenu complètement fou et paranoïaque, fait des crises d’hystérie et menace ses hommes les plus fidèles de représailles alors que la situation est désespérée. N’obéissant plus désormais, Josef Dietrich replie ses troupes en Autriche et il se constitue prisonnier le 8 mai 1945 au général Patton, accompagné de son épouse.







En décembre 1946, il est condamné à perpétuité pour le massacre de Malmédy avec 25 années incompressibles. Il est donc enfermé à la forteresse de Landsberg mais est remis en liberté en 1955. Son histoire judiciaire ne s’arrête pas là puisqu’il est arrêté et mis en cause pour « la nuit des longs couteaux » et l’assassinat d’Ernst Röhm. Pour ce fait, il est condamné à 18 mois de détention. Josef Dietrich sort de prison en février 1959 au vu de son état de santé, ayant des problèmes cardiovasculaires. Il s’installe alors à Luwingsburg, passant sa vie dans une association destinée aux anciens combattants de la Waffen-SS. Il meurt le 21 avril 1966 d’une crise cardiaque… Plus de 6 000 anciens de la Waffen-SS assisteront à ses obsèques…

source .... texte de Catherine Desplanque










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