11EME PANZER

Le NSDAP - Nationalsozialistische Deutsch Arbeiterpartei

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Le NSDAP - Nationalsozialistische Deutsch Arbeiterpartei

Message  Invité le Lun 31 Déc - 7:27


du DAP au NSDAP

Le Dap (Deutsche Arbeiter Partei) fut créé en janvier 1919 par un serrurier, Anton Drexler, et un journaliste, Karl Harrer. Ce n'était qu'un groupuscule politique parmi d'autres (comme le parti communiste qui prit le pouvoir en Bavière en avril 1919), jusqu'à ce qu'Adolf Hitler assista pour la première fois à une de leurs réunion, le 12 septembre 1919; le 14, il reçut sa carte de membre. Dès le début de l'année suivante, Hitler fut chargé de la propagande du parti, et le renomma le 8 Août NSDAP (Nationalsozialistische Deutsch Arbeiterpartei).







L'occasion manquée et la crise de 1929

Dès décembre 1920, Hitler fit paraître son propre journal, le Völkischer Beobachter. Le 29 Juillet 1921, il devint président du NSDAP. Bientôt, quelques-unes des futures personnalités du troisième Reich le rejoignirent, par exemple Göring et Rosenberg. Seul maître à bord, remarquable orateur, il introduisit la violence dans le nouveau parti, non seulement dans ses discours, mais aussi dans les faits et gestes de ses collaborateurs et compagnons. En août 1921, il recruta, selon les termes de l'armée, une 'bandes de voyous armés", qu'il nomma SA (Sturmabteilung); leur rôle fut, bien entendu, de matraquer ses adversaires politiques.









Les 8 et 9 novembre 1923, il tenta de prendre le pouvoir à Munich : cette tentative échoua assez pitoyablement, malgré l'appui de Ludendorff et les 3000 SA cantonnées près de la ville. Au terme d'un procès marqué par l'éloquence d'Hitler, celui-ci fut condamné à la peine minimale de cinq ans, encore resta t-il en prison moins d'un an. Pendant qu'il était incarcéré à la forteresse de Landsberg (nov 23/déc 24), il écrivit Mein Kampf avec la collaboration d'un de ses futurs secrétaires, Rudolf Hess. Une fois qu'il fut libre, Hitler recréa son parti (27 février 1925) et décida de prendre le pouvoir par la voie légale. Mais, à la fin de l'année, le parti nazi ne comptait que 27000 membres : tout espoir semblait perdu, à cause de la stabilisation monétaire du plan Dawes. De plus, les SA se montraient de plus en plus indisciplinés : c'est pourquoi Hitler se créa une garde personnelle, les SS, qu'il confia plus tard à Himmler. Cependant, tout ceci ne fit rien : le parti n'avait que 108000 membres en 1928, et n'obtint que 800000 voix sur 31000000 de votants. Sans la crise de 1929, Hitler ne se serait sans doute jamais installé au pouvoir : en 1931, le nombre de chômeurs décupla : il y avait maintenant plus de 5 millions de chômeurs en Allemagne, le reste étant également dans la plus grande pauvreté; le nombre des adhérents au parti nazi grimpa à 806000 en 1931 et à 4 millions en 1933. Plus important encore, en septembre 1930, le parti national-socialiste devint le deuxième parti au Reichstag avec 107 députés. La démocratie allemande chancelait.









la prise du pouvoir

Pour développer son parti et confirmer sa puissance, Hitler flatta à la fois l'armée et les industriels; les grands financiers, y compris quelques-uns des plus grands banquiers juifs, financèrent son parti. L'hostilité des généraux diminua, car il avait le "respectable soutien des hommes d'affaire allemands". Leur seul motif d'inquiétude était l'orientation vers une politique communiste des SA. Mais Hitler dissipa bien vite cette anxiété en "oubliant" temporairement la branche d'extrême gauche de son parti.









cette politique commença à porter ses fruits; bien qu'il perdît les élections présidentielles, Hitler eut 37 % des voix : sa puissance s'était accrue de manière impressionnante. Mais Hitler fut bientôt encore plus favorisé par les événements. La politique allemande devint très chaotique; Von Papen, qui n'était même pas député, devint chancelier et se proclama arbitrairement "administrateur de Reich" à la tête de la Prusse. La démocratie allemande agonisait.









Les nazis accueillirent très bien la dissolution du Reichstag. Hitler, à son habitude, insultait de plus en plus les communistes et les juifs. Aux élections de Juillet, il recueillit 14000000 de voix et le NSDAP devint le premier parti du Reichstag avec 230 députés. Hitler voulut devenir chancelier mais Schleicher s'y opposa. Cela n'arrangea rien : le chômage augmenta, les émeutes devinrent de plus en plus importantes, le crime s'emparait de l'Allemgne et la violence également. Le Reichstag ne se réunit qu'une fois et vota à 93 % contre la gouvernement. Les deux furent dissous. Tous les partis à l'exception du parti communiste pâtirent de la crise : le NSDAP perdit 2 millions de voix tandis que le parti communiste en gagnait un million.








Schleicher se trouva dans une situation désespérée : il devait soit instaurer une dictature militaire, soit céder la place aux nazis : il n'était pas fait pour être dictateur, et il choisit donc la seconde alternative. Le 30 Janvier 1933, Hitler devint chancelier. Mais le Reichstag fut dissous une nouvelle fois. Alors, les nazis déployèrent toutes les forces paramilitaires dont ils disposaient et instaurèrent le régime de la terreur. Le 27 février 1933, ils incendièrent le Reichstag et en accusèrent les communistes. La peur redouble.








Les nazis contrôlaient dorénavant toutes les sources de revenu de l'Allemagne. Avec cet argent ils purent financer aisément leur campagne électorale et obtinrent donc plus de 17 000 000 voix (43,9 %). Cependant ils n'avaient pas la majorité absolue. Alors Hitler fit preuve d'ingéniosité : par décret présidentiel, le parti communiste fut déclaré illégal : les députés communistes furent assassinés. Cela permit à Hitler, le 23 mars d'obtenirent les pleins pouvoirs par 441 vois contre 84. Hitler contrôlait l'éxécutif et le législatif.








La première chose qu'il fit fut de dissoudre les autres partis politiques; si bien qu'en juillet 1933, le NSDAP fut déclaré "indissociable du Reich". Dès lors, seules les Sa continuaient à l'inquièter : elles devenaient de plus en plus communistes. La nuit du 30 juin, qui fut appelée "nuit des longs couteaux", Hitler fit assassiner ses ennemis politiques, ses ennemis personnels, les SA et Rhoem par les SS. Il gagea sur le fait que l'armée n'interviendrait probablement pas pour sauver les vies des personnes qu'elle détestait, haïssait et aborhait plus que nul autre, et gagna. Hitler ne rencontra désormais plus de résistance au sein de son parti.

C'est alors que mourut Hindenburg (août 1934). Une heure après sa mort, Hitler se proclama président. Son pouvoir était dès lors pratiquement absolu : la démocratie allemande était morte.

sources .... encyclopedie Universalis









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Re: Le NSDAP - Nationalsozialistische Deutsch Arbeiterpartei

Message  Invité le Mer 2 Jan - 20:26


Le Programme en 25 points ou au complet :

Le Programme en 25 points du Parti ouvrier allemand national-socialiste (en allemand : Das 25-Punkte-Programm der Nationalsozialistischen Deutschen Arbeiterpartei) est le nom donné au programme politique du Parti ouvrier allemand (DAP), tel qu'il a été proclamé le 24 février 1920 à Munich par Adolf Hitler. Le DAP devient, le 8 août de la même année, le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, et conserve ce programme.

Le programme fut approuvé par un auditoire de 2 000 personnes (si l'on en croit la description qu'en donne Hitler dans Mein Kampf) à la Hofbräuhaus, une des plus grandes brasseries munichoises.



« Le programme du parti ouvrier allemand est un programme à terme. Lorsque les objectifs fixés seront atteints, les dirigeants n’en détermineront pas d’autres dans le seul but de permettre, par un maintien artificiel de l’insatisfaction des masses, la permanence du parti.

1. Nous exigeons la constitution d'une Grande Allemagne, réunissant tous les Allemands sur la base du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

2. Nous exigeons l'égalité des droits du peuple allemand au regard des autres nations, l'abrogation des traités de Versailles et de Saint-Germain

3. Nous exigeons de la terre et des colonies pour nourrir notre peuple et résorber notre surpopulation.

4. Seuls les citoyens bénéficient des droits civiques. Pour être citoyen, il faut être de sang allemand, la confession importe peu. Aucun Juif ne peut donc être citoyen.

5. Les non-citoyens ne peuvent vivre en Allemagne que comme hôtes, et doivent se soumettre à la juridiction sur les étrangers.

6. Le droit de fixer la direction et les lois de l'État est réservé aux seuls citoyens. Nous demandons donc que toute fonction publique, quelle qu'en soit la nature, ne puisse être tenue par des non citoyens. Nous combattons la pratique parlementaire, génératrice de corruption, d'attribution des postes par relations de parti sans se soucier du caractère et des capacités.

7. Nous exigeons que l'État s'engage à procurer à tous les citoyens des moyens d'existence. Si le pays ne peut nourrir toute la population, les non-citoyens devront être expulsés du Reich.

8. Il faut empêcher toute nouvelle immigration de non-Allemands. Nous demandons que tous les non-Allemands établis en Allemagne depuis le 2 août 1914 soient immédiatement contraints de quitter le Reich.

9. Tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs.

10. Le premier devoir de tout citoyen est de travailler, physiquement ou intellectuellement. L'activité de l'individu ne doit pas nuire aux intérêts de la collectivité, mais s'inscrire dans le cadre de celle-ci et pour le bien de tous. C'est pourquoi nous demandons :

11. La suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l'esclavage de l'intérêt.

12. Considérant les énormes sacrifices de sang et d'argent que toute guerre exige du peuple, l'enrichissement personnel par la guerre doit être stigmatisé comme un crime contre le peuple. Nous demandons donc la confiscation de tous les bénéfices de guerre, sans exception.

13. Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd'hui à des trusts.

14. Nous exigeons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.

15. Nous exigeons une augmentation substantielle des pensions des retraités.

16. Nous exigeons la création et la protection d'une classe moyenne saine, la remise immédiate des grands magasins à l'administration communale et leur location, à bas prix, aux petits commerçants. La priorité doit être accordée aux petits commerçants et industriels pour toutes les livraisons à l'État, aux Länder ou aux communes.

17. Nous exigeons une réforme agraire adaptée à nos besoins nationaux, la promulgation d'une loi permettant l'expropriation, sans indemnité, de terrains à des fins d'utilité publique - la suppression de l'imposition sur les terrains et l'arrêt de toute spéculation foncière.

18. Nous exigeons une lutte sans merci contre ceux qui, par leurs activités, nuisent à l'intérêt public. Criminels de droit commun, trafiquants, usuriers, etc. doivent être punis de mort, sans considération de confession ou de race.
19. Nous exigeons qu'un droit public allemand soit substitué au droit romain, serviteur d'une conception matérialiste du monde.

20. L'extension de notre infrastructure scolaire doit permettre à tous les Allemands bien doués et travailleurs l'accès à une éducation supérieure, et par là à des postes de direction. Les programmes de tous les établissements d'enseignement doivent être adaptés aux exigences de la vie pratique. L'esprit national doit être inculqué à l'école dès l'âge de raison (cours d'instruction civique). Nous demandons que l'Etat couvre les frais de l'instruction supérieure des enfants particulièrement doués de parents pauvres, quelle que soit la classe sociale ou la profession de ceux-ci.

21. L'État doit se préoccuper d'améliorer la santé publique par la protection de la mère et de l'enfant, l'interdiction du travail de l'enfant, l'introduction de moyens propres à développer les aptitudes physiques par l'obligation légale de pratiquer le sport et la gymnastique, et par un puissant soutien à toutes les associations s'occupant de l'éducation physique de la jeunesse.
22. Nous exigeons la suppression de l'armée de mercenaires et la création d'une armée nationale.

23. Nous exigeons la lutte légale contre le mensonge politique conscient et sa propagation par la presse. Pour permettre la création d'une presse allemande, nous demandons que :
a. Tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands.
b. La diffusion des journaux non allemands soit soumise à une autorisation expresse. Ces journaux ne peuvent être imprimés en langue allemande.
c. Soit interdite par la loi toute participation financière ou toute influence de non-Allemands dans des journaux allemands. Nous demandons que toute infraction à ces mesures soit sanctionnée par la fermeture des entreprises de presse coupables, ainsi que par l'expulsion immédiate hors du Reich des non-Allemands responsables. Les journaux qui vont à l'encontre de l'intérêt public doivent être interdits. Nous demandons que la loi combatte un enseignement littéraire et artistique générateur d'une désagrégation de notre vie nationale, fermeture des organisations contrevenant aux mesures ci-dessus.

24. Nous exigeons la liberté au sein de l'État de toutes les confessions religieuses, dans la mesure où elles ne mettent pas en danger son existence ou n'offensent pas le sentiment moral de la race germanique. Le Parti en tant que tel défend le point de vue d'un christianisme positif, sans toutefois se lier à une confession précise. Il combat l'esprit judéo-matérialiste à l'intérieur et à l'extérieur, et est convaincu qu'un rétablissement durable de notre peuple ne peut réussir que de l'intérieur, sur la base du principe : l'intérêt général passe avant l'intérêt particulier.

25. Pour mener tout cela à bien, nous demandons la création d'un pouvoir central puissant, l'autorité absolue du parlement politique central sur l'ensemble du Reich et de ses organisations, ainsi que la création de Chambres professionnelles et de bureaux municipaux chargés de la réalisation, dans les différents Länder, des lois-cadre promulguées par le Reich.
Les dirigeants du Parti promettent de tout mettre en œuvre pour la réalisation des points ci-dessus énumérés, en sacrifiant leur propre vie si besoin est.


Collectif, Hitler, le nazisme et l'Allemagne, Les cahiers de l'Histoire, n°18, janvier-mars 2003


le texte en original

http://www.documentarchiv.de/wr/1920/nsdap-programm.html

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