11EME PANZER

Le Palais du Reichstag

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Le Palais du Reichstag

Message  Invité le Mer 2 Jan - 17:15



Sa construction à l'emplacement du Palais Raczynski qui fut précédemment démoli, a débuté en 1884 sur les plans d'un projet de Paul Wallot, et s'est achevée en décembre 1894 sur la Königsplatz (aujourd'hui Platz der Republik). Le bâtiment de style néo-classique est surmonté d'une coupole culminant à 75 mètres au-dessus du sol (de style contemporain).
La devise « Dem Deutschen Volke » (Au peuple allemand) a été apposée pendant la Première Guerre mondiale.
Le 9 novembre 1918, depuis une fenêtre du palais, le social-démocrate Philipp Scheidemann annonce la fin de la monarchie des Hohenzollern à la tête de l'Empire allemand et proclame la République, après la révolution de novembre.
Dans la nuit du 27 au 28 février 1933 le bâtiment a été incendié. La culpabilité du jeune conseilliste néerlandais du nom de Marinus van der Lubbe n'a jamais été prouvée. Les nazis présentent l'événement comme un « complot communiste » et lancent une campagne de terreur et de répression des partis politiques qui leur sont opposés, à commencer par les membres du parti communiste d'Allemagne. Le parlement allemand se réunit désormais dans le Krolloper (Opéra Kroll).







Les combats dans Berlin

Le 20 avril 1945, après la cérémonie d'anniversaire d'Adolf Hitler, qui fête ses 56 ans, un bon nombre de hauts dignitaires nazis quittent Berlin précipitamment en abandonnant le Führer. Les Berlinois appellent cet épisode « la fuite des faisans dorés ».
Les dispositifs de la défense comptent l'ensemble des moyens de la guerre urbaine: barricades, champs de mines, passages entre immeubles...
Une fois les faubourgs conquis, au prix de lourdes pertes en hommes et en matériel, la prise de la ville proprement dite commence le 25 avril. Les obstacles mis sur la route des soviétiques vers le centre-ville sont balayés les uns après les autres à partir du 28 avril.
Les combats font rage dans le quartier des ministères, autour du Reichstag et du Führerbunker défendu par des volontaires SS de différentes nationalités ; parmi ces derniers combattent les Scandinaves et les Hollandais de la 11e SS Division "Nordland", à laquelle a été rattaché le groupe de combat Charlemagne, regroupant quelque 300 Français sous les ordres du Hauptsturmführer (capitaine) Henri Fenet, ainsi que des éléments aussi épars que des Espagnols du capitaine Izquierda, des Baltes rescapés des combats de Lituanie et jusqu'à 3 ou 4 Britanniques du SS British Free Corps. En règle générale, ces « desperados » (selon l'expression de l'écrivain collaborationniste Saint-Loup) se sont efficacement battus. Également, la plupart des volontaires étrangers ayant survécu aux ultimes combats des 1er et 2 mai, et qui tombèrent aux mains des soldats de l'Armée rouge furent, à part de rares exceptions, traités dans le cadre de la convention de Genève. Le cas n'était pas si fréquent sur le front de l'Est.
L'Armée rouge se voit obligée d'amener, dans le secteur même des combats, des pièces d'artillerie qui font feu à tir tendu pour réduire les poches de résistance.
Hitler, comprenant enfin que la guerre est perdue, se réfugie dans le bunker de la chancellerie avec sa femme Eva Braun ; ils mettent fin à leur vie.







Prise du Reichstag


À l'extérieur du Reichstag se trouvaient également 4 canons de 88 et deux chars Tigre II. La défense du Reichstag était assurée par le SS-Brigadeführer Wilhelm Mohnke.
L'assaut des Soviétiques sur le Reichstag débute le 30 avril, au soir. Les combats à l'extérieur et à l'intérieur durent toute la nuit avant que le drapeau rouge ne soit hissé sur le toit du Reichstag le matin du 1er mai. Staline avait demandé au photographe ukrainien Yevgeny Khaldei d'immortaliser cet événement mais il n'était pas présent le jour de la prise du Reichstag. La propagande soviétique recrée la scène le 2 mai 1945. Le soldat d'origine géorgienne Meliton Kantaria, sur ordre de Staline, hisse le drapeau à la manière des soldats américains à Iwo Jima le 23 février 1945. La célèbre photographie fut retouchée pour effacer une des deux montres, celle au poignet droit de l'officier soutenant le soldat portant le drapeau, montre surnuméraire laissant apparaître qu’elle avait été volée, acte pourtant courant au sein des armées d'invasion.







Après la mort d'Adolf Hitler, les avis au sein des derniers hauts dignitaires nazis divergent concernant la demande de négociations pour un armistice ; les jusqu'au-boutistes comme Joseph Goebbels s'y opposent formellement.
Peu de temps avant que Hitler ne se suicide et que le Reichstag ne soit pris, la radio berlinoise réussit à diffuser, pour la dernière fois, une œuvre de Richard Wagner : La Marche funèbre de Siegfried, afin de donner du courage aux troupes. Celle-ci annonçait la fin du Troisième Reich.

Le maréchal Wilhelm Keitel signe la capitulation inconditionnelle des forces allemandes le 7 mai face aux Soviétiques.







C'est sur le faîte du palais que l'armée soviétique hisse un drapeau rouge le 2 mai 1945 lors de la prise de Berlin à la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la bataille de Berlin. La célèbre photographie de l'événement fut retouchée pour effacer une des deux montres, celle au poignet droit de l'officier soutenant le soldat portant le drapeau, montre surnuméraire laissant supposer qu’elle avait été volée.
Lors de la séparation de la ville, même si le palais se trouvait à Berlin-Ouest, il se situait à la limite du secteur oriental, à tel point que le mur de Berlin se situait au pied de la façade du bâtiment.







Rénovation

Le bâtiment est rénové par la République fédérale d'Allemagne entre 1961 et 1973 sous la direction de l'architecte Paul Baumgarten, sans la coupole qui, endommagée pendant la guerre, sera démolie.
Après la réunification allemande du 3 octobre 1990, le parlement allemand (Bundestag) décide le 20 juin 1991 le déménagement du parlement et du gouvernement fédéral de Bonn à Berlin, et sa réintégration dans le palais du Reichstag.







C'est l'architecte Sir Norman Foster qui emporte le concours pour la rénovation du bâtiment. Pendant les travaux, les artistes Christo et Jeanne-Claude « emballent » le palais d'immenses rubans de plastique argenté. Symbole du Reichstag, la coupole est reconstruite en verre.







Lors de l'inauguration, un débat surgit autour d'une œuvre végétale. Les députés allemands furent invités à apporter de la terre de leur circonscription ainsi qu'une graine pour fournir une végétation autour d'un mot « Der Bevölkerung » (À la population). Ce mot, placé dans la cour intérieure nord, est un pendant à la phrase qui orne le fronton du Reichstag : « Dem Deutschen Volke » (Au peuple allemand) jugé nationaliste. Il faut comprendre cette initiative comme la volonté des députés de travailler pour l'ensemble de la société, composée de nationaux et d'étrangers. Une députée issue du parti des verts fit scandale en profitant de l'occasion pour y planter une graine de cannabis. Aujourd'hui, la végétation recouvre partiellement le mot ; on peut pourtant encore nettement le voir de nuit, lorsqu'il s'illumine.







Des bâtiments abritant les bureaux de l'assemblée ont été également édifiés au nord du palais de part et d'autre de la Spree, dans l'axe de la Chancellerie fédérale, et ont été baptisés Paul-Löbe-Haus et Marie-Elisabeth-Lüders-Haus en hommage à deux éminents parlementaires démocrates.



















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