11EME PANZER

Maschinenpistole - MP 41

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Maschinenpistole - MP 41

Message  Invité le Ven 4 Jan - 19:01



Origine et développement

La Maschinen Pistole 41 a été développée comme alternative économique à la MP-40, et principalement dédiée à l’exportation.
La MP-41 a été conçue durant l’année 1940 par les bureaux de recherche de la firme Haenel Waffenfabrik de Suhl sous la direction du célèbre Hugo Schmeisser ; si le nom de celui-ci est souvent associé aux MP-38/40 (voir article dédié), il ne fut pas impliqué dans le développement de celles-ci (mis à part son brevet déposé de chargeur, utilisé par la firme ErMa sur ses MP-38/40), mais participa directement à l’élaboration de la MP-41. En effet, depuis 1940, Haenel produit la MP-38 puis MP-40 d’ErMa, cette dernière ne pouvant assurer les commandes de la Wehrmacht. La MP-40, légèrement simplifiée par rapport à la MP-38 (notamment par l’introduction massive de l’estampage et du soudage pour la production, en place de l’usinage) est d’ailleurs fruit, en partie, d’une collaboration des ingénieurs d’ErMa et de Haenel.
Fort de cette collaboration, Haenel pense pouvoir développer une version plus économique à la MP-40, plus « conventionnelle », notamment orientée pour l’exportation, de nombreux pays s’étant montrés intéressés par la MP-40, alors que la Wehrmacht ne souhaitait pas voir son principal pistolet-mitrailleur dévoilé à l’étranger.

Dévoilée début 1941, la MP-41 est un ingénieux assemblage de divers « armes » existantes ; la carcasse, le système de tir, la culasse télescopique, le chargeur et son logement sont directement repris de la MP-40 (qui entre alors en production), alors que la détente, son mécanisme, et le sélecteur de tir sont repris de la MP-28 de Bergmann (elle-même un développement direct de la MP-18)
La « marque » de Schmeisser est d’ailleurs clairement visible sur la MP-41 : d’abord, le retour du « bois », une seule pièce servant à la fois de crosse et de fût, et ensuite, l’adjonction d’un sélecteur de tir, inexistant sur les MP-38/40, et que Schmeisser juge nécessaire pour en faire une « vraie » arme d’infanterie. Quant au bois, ceci peut être vu comme un « retour en arrière » alors que la MP-40 présente une très moderne crosse repliable ; Schmeisser, comme bon nombre d’ingénieurs de l’époque, ne « jurait » que par le bois, combinant, à leurs yeux, solidité et efficacité au combat. De plus, le bois est vu comme une alternative plus économique, et étant donné que c’est le but recherché avec l’introduction de la MP-41, il n’est donc pas étonnant de le retrouver dans la fabrication de celle-ci !

Le mécanisme de tir étant identique à celui de la MP-40, la MP-41 présente ainsi des performances balistiques similaires, pour un poids pratiquement identique (3.8 kilogrammes déchargée, contre 4 kg pour la MP-40). Contrairement à la MP-40, la MP-41 ne dispose pas d’ergot sous le nez du canon, initialement conçu pour stabiliser le tir depuis un rebord.
Par contre, l'obturateur de la MP-41 peut être verrouillé, comme sur les MP-40, donnant ainsi une réelle "sécurité" à l'arme, sécurité qui manquait cruellement sur les MP-38, et source de nombreux accidents.


MP-41. On remarque l'ensemble en bois (servant à la fois de crosse et de fût), l'absence d'ergot sous le nez du canon (contrairement à la MP-40), et le sélecteur de tir au-dessus de la détente.
Néanmoins, la parenté avec la famille des MP-40 est visuellement indéniable !


Vie active

Produite durant l’année 1941 et au tout début de l’année 1942, la MP-41 fut adoptée par la SS et les forces de police allemandes, et au nombre de 5800 par l’Armée roumaine.
Certaines sources mentionnent également des possibles livraisons à la Slovaquie et/ou à la Croatie.
Au total, 26 700 MP-41 sont assemblées par Haenel, avant qu’ErMa lance une plainte pour violation de brevet, portant notamment sur la culasse télescopique (brevetée par l’ingénieur Heinrich Vollmer, d’ErMa) – la justice allemande donne raison à ErMa, ce qui se traduit par un arrêt de production de la MP-41 au début de l’année 1942. Malgré cette affaire, les deux firmes produiront la MP-40 ensemble jusqu’en 1944.
D’autres sources indiquent que la principale raison de l’arrêt de production de la MP-41 est due au coût excessif d’assemblage, et à la complexité du système de tir.

Contrairement aux MP-38/40, la MP-41 n’est jamais rentrée officiellement en service dans la Wehrmacht. La désignation « MP-41 » est d’ailleurs attribuée à l’origine par Haenel, les documents allemands reprenant cette désignation par la suite.
Haenel étant le seul producteur de MP-41, celles-ci sont uniquement estampillées du nom de la firme (contrairement aux autres armes allemandes, la firme signait directement son nom sur les MP-41, par « C.G. Haenel, Suhl, Patent Schmeisser », soit « brevet Schmeisser » ; à l’inverse, rappelons-le que pour les MP-40 produites, Haenel ne marquait que «fxo » son code à 3 lettres. Introduits en 1939, ces codes (déterminés pour chaque fabricant et sous-traitant lié à l’industrie militaire) devaient empêchés les services de renseignement ennemis de déterminer les usines responsables de la production des armes de l’arsenal de la Wehrmacht ; il est ainsi assez étonnant de constater qu’Haenel ne respecte pas ce même principe pour la MP-41 ...


Spécifications

Longueur : 864mm
Longueur canon : 251mm
Poids chargée : 4.5 kg (3.7 kg non-chargée)
Portée de 150 à 200 mètres, et cadence de 500 coups/minute.
Sélecteur de tir à deux modes : semi-automatique et automatique
Vitesse initiale de la balle : 380 m/s
Calibre : 9x19 mm Parabellum
Approvisionnement : chargeur de 32 balles
Système de tir : emprunt de gaz, culasse ouverte
Optiques : en acier



Soldat roumain (reconnaissable au casque M39 caractéristique, d'origine néerlandaise mais standard dans l'Armée roumaine) équipé d'une MP-41.


Le SS-Brigadeführer Jürgen Stroop durant le Soulèvement du Ghetto de Varsovie en avril-mai 1943 ; commandant les unités allemandes réprimant la révolte, Stroop fera détruire le Ghetto en entier, avec la mort de 15 000 juifs, et la déportation de 58 000 autres, essentiellement au camp d'extermination de Treblinka. Sur ce cliché, le soldat à droite de Stroop porte une MP-41 ; l'arme sera en dotation dans plusieurs unités SS. Le soldat de droite porte lui, une MP-28, autre arme en dotation dans la SS.



Soldats roumains du 2ème Régiment lors des offensives soviétiques de fin 1944 ; suite à l'armistice d'août 1944, la Roumanie a déclarée la guerre au Reich et participe de façon importante aux dernières opérations militaires sur le front de l'Est aux côtés des soviétiques (qui sous-équipaient volontairement les unités roumaines), notamment en Hongrie au début de l'année 1945. Sur ce cliché, le second soldat en partant de la droite est munit d'une MP-41.
























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