11EME PANZER

CONSCRIPTION, REMPLACEMENT ET FORMATION DES TROUPES DU HEER

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CONSCRIPTION, REMPLACEMENT ET FORMATION DES TROUPES DU HEER

Message  Invité le Mar 8 Jan - 21:20



Une grande étude sur les réserves des Whermacht, les principales structures, une étude quasi complète, un peu technique et totalement inédite !! ... Source ... traduit d'un article de "Lexikon der wehrmacht"




CONSCRIPTION, REMPLACEMENT ET FORMATION DES TROUPES DU HEER


I / Introduction :

Cette section traite du système entier de réserve du personnel pour l’armée de terre. Les unités de l’armée de terre ne se procurent pas leurs propres réserves indépendamment. Les remplacements pour ces unités sont obtenus seulement par les unités indiquées par l’armée de réserve et ces mêmes unités de réserve viennent à leur tour seulement de régions de recrutement propre à sa région de conscription.

Ainsi, le système de réserve des divisions est évident :

Conscription : C'est la fonction des stations de recrutement (Wehrersatzdienststellen) sous le commandement du haut commandement allemand de la whermacht (OKW).

Réserve et Formation : la fonction primaire de l’armée de réserve (Ersatzheer).



Les pages suivantes décrivent le processus d'enregistrement, la surveillance de ceux qui sont assujettis au service militaire, leur instruction et formation dans un des nombreux camps de réserve et d’entraînement de l’armée, puis leur expédition à une unité du terrain et leur retour dans une unité de réserve. Le principe d'affiliation entre l'unité de réserve et son homologue du terrain, correspond avec le développement de l’armée de réserve et celle destinée aux fronts, l’armée allemande est divisée en deux parties en 1939, celle du terrain (active) et des combats et celle de réserve, elles sont très liées.





II / Système de conscription


a/ Développement historique :

La formation systématique et universelle militaire, dans nos temps modernes, est une invention des Allemands et a été développée à son degré le plus haut par eux. Cela a servi à faire naître de massives armées qui étaient nécessaires pour renverser Napoléon, système né selon une loi prussienne du 3 septembre 1814. Ce fût une partie des réformes amorcées par Scharnhorst et ses adjoints pour faire face aux nouvelles formes de guerre. Depuis, le service militaire universel obligatoire existe en Allemagne, à l'exception de la période de 1918 à 1935 ( le Traité de Versailles l'ayant interdit ).




b / Les bases :

Le 16 mars 1935 le système de service national (allegemeine WehrpfIicht) représente la structure des forces armées (Gesetz uber den Aufbau der Wehrmacht). Cette loi exposée en trois phrases courtes stipule que le service militaire est basé sur le principe de responsabilité universelle et que l'armée devait être étendue (au commencement) à une force de 36 divisions. Ce qui est appliqué le 21 mai 1935 conformément aux lois militaires (Wehrgesetz), qui établissent le but et la portée du service national, le contrôle administratif de la main d’œuvre civile, les catégories de main d’œuvre selon l'âge et un code éditant la formation, les droits et obligations du personnel militaire et les méthodes d'appel et de démobilisation. Cette loi et ses décrets publiés, dirigent le système de conscription allemand pendant 5 ans de guerre.





c / Système de contrôle :

L'exercice de la surveillance militaire des hommes est assujetti au service militaire, à l'examen et à la conscription de la vie civile dans les forces armées, elle est sous la responsabilité commune des autorités allemandes civiles et militaires.


(1) Civil : le Ministre de l’intérieur, contrôlant toutes les autorités de police et l'enregistrement local de la population civile, est responsable de l'enregistrement des hommes tenus de faire leur service militaire. Ceci est traité normalement de façon locale par les autorités de police du secteur dont ils dépendent.


(2) Civil et militaire : le Ministre de l’intérieur et le Ministre de Guerre conjointement publient et font appliquer conjointement le décret quant à l'examen Militaire (Verordnung uber die Musterung und Aushebung), qui implique la collaboration des autorités civiles et militaires pendant la phase entre le premier enregistrement et l'instruction. Ils sont aussi conjointement responsables du découpage de chaque secteur du corps et des secteurs de recrutement appropriés et des sous secteurs d'une telle façon qu'ils "épousent" les limites des subdivisions existantes civiles et administratives du pays.


(3) Militaire : l'OKH commande et contrôle le système pour l'appel, l'instruction et la prise en charge du personnel. Cela inclut le secteur de recrutement et le sous secteur. Il examine les recrues et représente les intérêts militaires lors du contrôle administratif de la main d’œuvre civile avant et après le service.


(4) Chaîne de commandement militaire : Cela concerne les trois branches des forces armées (Heer, Luftwaffe et kriegsmarine), elle est supervisée par la branche recrutement (Abteilung Ersatzwesen) du bureau de conscription et de recrutement (Wehrersatzamt) du haut commandement armée (OKW). Emanant de ce bureau, les ordres sont envoyés aux instances dirigeantes de la région militaire - Wehrkreis - (Wehrkreiskommandos, Wkr. Kdo.) aux inspecteurs des secteurs de recrutement (Wehrersatzinspektionen, W.E.I.) et de là au quartier général des sous secteurs de recrutement (Wehrbezirkskommandos, W.B.K.). Ceux-ci contrôlent les bureaux de rapport militaires (Wehrmeldeaimter, W.Ml. A.) et créent de temps en temps dans leurs zones, des commissions d'examen (Musterungsstabe. Must. Stb.) . La plupart des Wehrkreis contiennent deux ou trois secteurs de recrutement, mais dans le Wehrkeis VI, l'inclusion de la Ruhr très peuplée et la région du Rhin en à quatre, tandis que les Wehrkreis VII, XX, XXI, Bohmen und Mahren et Generalgouvernement on seulement un seul secteur chacun. Le numéro de recrutement des sous secteurs dans chaque secteur varie entre quatre et une douzaine selon les besoins locaux. Chaque secteur de recrutement est contrôlé par un Inspecteur de recrutement (Wehrersatzinspekteur), qui est un officier général avec le statut et l'autorité disciplinaire d'un commandant de division. (Dans quelques cas il peut être un officier naval ou aérien, puisque le système de recrutement fonctionne conjointement pour les trois branches.), le commandement et le recrutement des sous secteurs est tenu par des lieutenant colonel ou colonel choisis pour leur compétence active. Ils ont le statut de commandant de régiments.




Il y a deux zones de recrutement ( sous secteur ) qui ne sont dans aucune Wehrkreis mais directement sous la coupe du haut commandement : le secteur de recrutement "Ausland" (Wehrbezirks-kommando Ausband in Berlin) qui traite de l'enregistrement, du contrôle, du renvoi et de l'appel des citoyens allemands des pays étrangers (occupé ou neutre). Pendant la guerre ont été établi des annexes à l'étranger dans les pays occupés; dans les pays neutres il est aidé dans sa mission par les consulats allemands. Le Quartier général de recrutement Maritime (Wehrbezirkskornmando See), à sa place à Hambourg et à la surveillance de la main d'oeuvre de tous les Allemands dans la marine marchande.




IV / Classification de la main d’œuvre. :

(1) Concept de base. "Le Service militaire est le service d'honneur des allemands. Chaque Allemand est responsable de son service militaire. En temps de guerre, en plus de sa responsabilité envers le service militaire, chaque homme et femme est lié au service de la Patrie. "Ceux sont les clauses de la loi sur le service militaire du 21 mai 1935".

(2) Mesure de responsabilité. En temps de paix, tous les allemands masculins sont assujettis au service militaire dès leur 18ème anniversaire jusqu'au 31 mars et jusqu'à leur 45ème anniversaire. (Le 31 mars est la fin de l'exercice allemand.) Dans l'Est Prussien (séparé du reste de l'Allemagne par le couloir Polonais), la durée est étendue jusqu'au 31 mars après le 55ème anniversaire. Le Ministre de la Guerre est autorisé à prolonger la durée dans l'une ou l'autre direction en temps de guerre et ainsi l'étendre de 16 ans (la classe née en 1927) à 61 ans (la classe 1884).

(3) Statut de la réserve. Tous les hommes ne faisant pas leur service militaire actif sont classés dans les catégories suivantes :

Réserve I : Ceux en dessous de 35 ans qui ont achevé leur période régulière de service actif et été démobilisé.

Réserve II : Ceux en dessous de 35 ans qui ont fait une période de formation de court terme. Cela a été appliqué avant la guerre à certaines classes les plus vieilles.

Ersatzreserve 1 : Les hommes sous 35 ans qui n'ont pas été formés.

Ersatzreserve Il : Les inaptes et les hommes à service limité sous les 35 ans et qui n'ont pas été formés.

Landwehr 1 : Les hommes formés entre 35 et 45 ans (en réalité à partir du 31 mars de l'année dans laquelle le 35ème anniversaire arrive jusqu'au 31 mars après le 45ème anniversaire).

Landwehr 11 : Les hommes non formés entre 35 et 45 ans.

Landsturm 1 : Les hommes formés entre 45 et 55 ans (en réalité à partir du 31 mars après le 45ème anniversaire jusqu'au 31 mars après le 55ème anniversaire).

Landsturm Il : Les hommes non formés entre 45 et 55 ans. (ces deux catégories de la Landsturm sont appliquées en temps de paix seulement dans l'est prussien; ils incluent ensuite les hommes jusqu'à 61 ans.)

(4) Exclusions. Les catégories suivantes d'hommes sont décrites comme "indignent à porter les armes" et donc "exclues du service militaire" :

Ceux condamnés à des travaux forcés (Zuchthaus).

Ceux qui ne possèdent plus leurs droits civils.

Ceux soumis aux mesures de "sécurité et d'amélioration" (camp de concentration pour les criminels supposés).

Ceux privés de leurs droits par une cours martiale "fait d'être indigne pour porter les armes".

Ceux condamnés pour leurs activités hostiles à l'état.

Les Juifs sont aussi exclus du service militaire.

(5) Exemption. Les hommes complètement inaptes sont libérés de la responsabilité au service militaire. Les catholiques romains qui ont pris les ordres (Subdiakonatsweihe) ne sont pas conscrits en temps de paix.

Aucune autre catégorie de personne n'est exempte.

(6) Renvoi. Aucun allemand ne peut avoir son service militaire reporté en temps de paix ou de guerre pour des raisons purement personnelles sauf dans les cas de privation extrême. Le non enrôlement des employés indispensables dans des industries essentielles peut être demandé par l'employeur, mais on l'accorde seulement selon un système de part très rigide. Aucune classe d'homme n'est reportée et chaque cas est jugé sur ses mérites. Les demandes de renvoi doivent être répétées à intervalles fréquents.


V / Procédure de conscription

(1) Enregistrement : Au printemps de chaque année en temps de paix, sous les directives publiées par le Haut Commandement, la classe entrante (normalement ceux qui se trouvent dans leur 20° année) sont appelés par les autorités de police de leur zone (Kreispolizeibehorde) au moyen d'avis publics placardés dans les locaux des commissariats de police pour l'enregistrement militaire (polizeiliche Erfassung). Il doit être noté que sous ce système d'administration allemande, la police locale a toujours la liste complète de tous les résidants des alentours, basée sur l'enregistrement obligatoire des résidants.

Après l'irruption de la guerre, les classes les plus vieilles qui n'avaient pas été couvertes par ce système ont été enregistrées d'une façon semblable et vers la fin de 1940 toutes les classes avant ceux nés en 1900 sont enregistrées, la limite d'âge supérieure était postérieure étendue à la classe 1897, puis à 1894 et finalement en 1944 à la classe 1884. Les classes entrantes sont enregistrées systématiquement, chaque classe étant appelée à un âge légèrement précédent que la précédente.

(2) Premier examen : Peu de temps après l'enregistrement le quartier général du sous secteur de recrutement (Wehrbezirks-Kommando) publie ses ordres et la tenue du premier examen (Musterung) les personnes recoivent un avis. Cet examen est effectué selon des zones d'enregistrement locales par un jury d'examen (Mitsterungsstab) qui inclus des représentants des autorités militaires, de la zone de police locale, des autorités civiles administratives (des municipalités ou la zone rurale) et le Service de Travail allemand, ainsi que des médecins du travail. A cette occasion les personnes sont classifiées selon leur aptitudes physiques. Depuis décembre 1943 les catégories employées sont : bon pour le service régulier (Kriegsverwerdungsfahig-Kv) ; bon pour un service limité sur le terrain (bedingt kriegsverwendungsfahig) ; bon seulement pour le service de travail (arbeitsverwendungsfähig-av); totalement inapte (wehruntauglich - wu.); et temporairement inapte (zeitlich untauglich). Les standards médicaux ont baissé progressivement pendant l'année 1942. Après leur classification médicale les personnes sont placées dans une catégorie de réserve (normalement Ersatz-Reserve 1).

(3) Elaboration. En temps de paix, l'acte final décidant si chaque individu peut être appelé pour le service régulier est pris lors d'un deuxième examen (Aushebung). Il est conduit par les mêmes autorités que le premier examen et résulte ou bien un renvoi ou bien la nomination définitive dans une branche de service. On indique à la personne de retourner chez elle et d'attendre les ordres. En temps de guerre la procédure est accélérée et l'évaluation est combinée avec l'appel.

(4) Appel. L'appel réel (Einberufung) est publié par courrier par le quartier général de sous secteur de recrutement dans la forme d'un ordre (Gestellungsbefehl), la personne reçoit un avis d'incorporation pour se présenter dans un temps indiqué au quartier général de son unité (en temps de guerre dans une unité de réserve).

(5) Instruction. Les recrues arrivant au quartier général du bataillon sont d'abord soumises à l'appel et distribuées ensuite aux compagnies subalternes, l'examen final médical et l'instruction réelle (Einstellung) démarrent. L'instruction est suivie d'un test mental et physique pour déterminer l'emploi le plus approprié de chaque homme et la proclamation du serment d'allégeance.

(6) Volontaires. Les volontaires à des carrières d'officier sont dirigés vers des centres de réception pour officiers potentiels (Annahmestellen fur den Führernachwurhs), qui se trouve sous le contrôle de l'Inspecteur Général des Officiers (GJF). Avec des limites, on donne aux volontaires le privilège de choisir leur branche de service.

En janvier 1945 ces centres de réception sont combinés avec les centres de recrutement de la Waffen-SS pour former des nouveaux centres de recrutement combinés de l’armée et de la Waffen-SS (Ergünsunysstellen des Heeres und der Waffen-SS). Sous les ordres d'Himmler, un d'entre ceux-ci a été établi dans chaque Wehrkreis, avec des succursales dans toutes les villes principales. Ils traitent aussi des volontaires des Volks-Grenadier-Divisionen et facilitent ainsi la distribution de cette main d’œuvre sous le contrôle de la SS.

Les volontaires aux rangs supérieurs ont été nombreux pendant la guerre, quoique beaucoup moins que pendant 1914/1918. Au commencement de la guerre la limite d'âge inférieure était de 17 ans(au lieu de 18 pour les conscrits) plus tard l'âge est baissé à 16 ans 1/2 et ensuite (en 1944) à 16 ans. En 2 ans une grande proportion de la classe d'âge la plus jeune a été incitée sous diverses pressions à se porter volontaire, en grande partie pour la Waffen-SS.

(7) Démobilisation. Celle ci était possible avant l'achèvement de la période normale de service en temps de paix dans le cas ou un homme est devenu "indigne de porter les armes" (raison de condamnation pour une violation criminelle) ou totalement inapte, ou s'il a été découvert qu'il avait été incorporé par erreur. Ce type de démobilisation est normale après deux ans de service effectués dans une unité. En temps de guerre cela a été modifié, pour être démobilisé des membres du service actif , il faut d'abord être transféré dans l'armée de réserve, ou bien dans sa propre unité ou bien être dans un hôpital. Pour soulager ces unités et réduire la distance qu'à le soldat infirme pour rejoindre ces unités, des centres de démobilisation (Heeres-Entlassungs-Stellen) ont été établis pour traiter des cas médicaux. La Waffen-SS a son propre centre de démobilisation médical. Dans l’armée de l'air allemande, les examens physiques lors de la réception et la démobilisation sont établis dans un même centre de démobilisation (Annahme-und-Entlassungsstellen).

(8)Les étrangers et les personnes apatrides, dans le cas où ils sont classifiés comme des Allemands "raciaux", peuvent se porter volontaire dans l’armée allemande. S'ils vivent en Allemagne, les demandes sont traitées par le quartier général du sous secteur de recrutement compétent; s'ils vivent dans des pays étrangers, ils sont traités par le Quartier général du Sous secteur de Recrutement de Ausland à Berlin. Les volontaires des pays nordiques (la Norvège, la Suède, le Danemark, des Pays-Bas, la Belgique) peuvent être incorporés sans l'acquisition de la citoyenneté allemande. Les demandes sont traitées par le Quartier général du Sous-secteur de Recrutement de Ausland à Berlin.

Depuis environ 1943, on a exigé que tous les Allemands "raciaux" vivants dans des pays Balkaniques sous domination allemande doivent "se porter volontaire". Les concepts allemands "raciaux" (Volksdeutsche) ont été interprétés très largement par le Haut Commandement avec la rigueur grandissante de la situation de manque de main d’œuvre. Particulièrement dans les secteurs annexés de la Pologne, les gens qui savaient à peine un mot d'Allemand ont été classifiées comme d'appartenance à la Section 3 de la Liste allemande Raciale (Abteilung 3 der Deutschen Volksliste); cela signifie qu'ils sont investis de la citoyenneté allemande pendant une période d'essai de 10 ans et sont assujettis au service militaire, mais ne pouvaient pas monter au-dessus du rang de première classe !!!.

Des milliers de véritables étrangers d'autres pays occupés ont été contraints de rejoindre l’armée allemande, souvent par la pression politique ou économique. La procédure pour leur enrôlement a varié largement et plus d'une fois selon les différentes nationalités !.



VI / Traitement des conscrits :

Les trois branches des forces armées se soumettent à l'O.K.H, leurs exigences en personnel ce font à partir du 15 de chaque mois. Selon les demandes et la situation de remplacement générale les quartiers généraux des divers Wehrkreis reçoivent alors les ordres spécifiant combien d'hommes doivent être enrôlés dans chaque branche des forces armées.

l'O.K.H détermine quelle tranche d'âge doit être désignée selon le type de service pour lequel elle sera désignée. Le quartier général du Wehrkreis est lié par ces dispositions, mais peut accepter les volontaires de toutes les tranches d'âge.

Si les hommes d'un certain type ne sont pas disponibles dans le Wehrkreis où ils sont exigés, le haut commandement peut ordonner le transfert de recrues d'un Wehrkreis à un autre.

Dans le Wehrkreis, le quartier général est responsable de la distribution des demandes de remplacement parmi les secteurs de recrutement et des quartiers généraux des sous-secteurs aussi rapidement que possible et avec le respect dû aux caractéristiques variantes de la population dans des zones différentes. Les secteurs des villes fournissent le meilleur effectif pour les unités motorisées, les secteurs de campagne pour la cavalerie et les unités hippomobiles. Un mélange d'âge et d'éléments ruraux et urbains doit être fait dans l'intérêt de la solidarité régionale et nationale.

La Kriegsmarine accepte des volontaires de toutes les parties du Reich. Pour son personnel maritime il a une priorité sur les recrues qui, par la raison de leur domicile ou l'expérience précédente, est classifié comme d'appartenance "à la population des marins" (Seemännische Bevölkerung); elle prend des conscrits des Wehrkreise Maritime I, II, X et XX. L'armée de l'air a une priorité semblable sur les conscrits (classifié comme la partie "de la population aéronautique" (Liegerische BevöLkerung), qui inclus ceux qui ont appartenu aux clubs aéronautiques ou qui ont rejoint la branche aviation des jeunesses hitlériennes.

L’armée vise à l'assignation de chaque conscrit individuellement au type d'unité pour laquelle sa condition physique, sa formation civile et ses capacités spéciales l'adapte. Avec en vue, certains règlements permanents, ainsi les alpinistes sont appelés dans un Wehrkreise qui n'entretient à aucune unité de montagne sont automatiquement transférés dans les Wehrkreis VI, XII et XX et Wehrkreis Vll et les Wehrkreis II, III, IV, VIII, IX, X, Xl, XXI et Böhmen und Mähren et Wehrkreis XVIII.

En général, les transferts d'un Wehrkreis à un autre ne sont pas fait à moins qu'il n'y ait une raison convaincante et ne soient pas fréquents, avant que les difficultés grandissantes de main d’œuvre n'aient commencé et qu'il soit impossible pour quelques Wehrkreis de surseoir à leurs obligations de fournir leurs propres effectifs. Une déviation significative de cette politique était dans le traitement des conscrits des secteurs annexés de la Pologne, de la France et de la Yougoslavie. Les Alsaciens ont généralement été envoyés pour formation en Allemagne du nord-est (Wehrkreis II) et aux pôles des secteurs de Berlin (Wehrkreis III) ou au sud-ouest (Wehrkreis V).




VII / Système de formation de la réserve :

Chaque unité de l’armée de terre est affiliée, dans un but de garder du personnel de réserve , à une unité spécifique de l’armée de Formation de réserve, placée dans son propre Wehrkreis et connue comme une unité "Ersatz". La fonction de ce dernier est d'installer ses recrues, de prévoir leur formation et voir si elles sont aptes dans l'empressement a être envoyées à leur unité de terrain en lots ou individuellement.

L'emplacement normal de l'unité Ersatz est la région natale de l'unité d'active, à laquelle les soldats s'attendent en fin de compte à retourner lors de leur démobilisation ou mutation. Par exemple, un soldat blessé, va dans un hôpital de réserve en zone Intérieur puis sera envoyé en partant de l'hôpital, à son unité "Ersatz" affiliée avant de retourner sur le front.

Chaque fois que c'est faisable, les réserves formées sont envoyées par une unité Ersatz à une unité de terrain avec laquelle elle est affilié. Si, cependant, un homme pour n'importe quelle raison est détourné à une unité différente de terrain, ou s'il est par la suite transféré d'une unité de terrain à une autre, l'unité affiliée Ersatz de sa nouvelle unité de terrain doit être inscrite à la page 4 de son Soldbuch dans le titre "unité Ersatz compétente" (jetzt zustündiger Ersatztruppenteil).


VIII / Organisation du système :

Chaque régiment d'infanterie mis sur le terrain au commencement de la guerre laisse derrière lui dans sa région originelle une structure de bataillon portant son propre numéro et connu comme son bataillon Ersatz. Le but primaire de ce bataillon est de recevoir des recrues, les former et les expédier comme remplaçants à son régiment sur le terrain. À n'importe quel moment, il inclus un ou plusieurs types de compagnies :

Compagnies de réception (Stammkompanien), constituées des nouvelles recrues et du personnel d'encadrement.

Compagnies de formation (Ausbildungskomponien), aussi connues comme Rekruteneinheiten. Ces compagnies sont prévues pour la formation des volontaires non formés. Après la fin de cette formation , les recrues rejoignent la compagnie de transfert, s'ils n'ont pas été transférés immédiatement dans l'armée d'active.

Compagnies de transfert (Marschkompanien) unités prêtent à amener les unités de réserve formées et prêtes à partir sur le terrain des combats.

Compagnies convalescentes (Genesendenkompanien), constituées d'hommes sortis des hôpitaux de réserve et qui ont été préparés pour le retour sur le terrain.


IX / Système d'affiliation :

Les trois bataillons de formation de réserve correspondant aux trois régiments d'infanterie d'une division d'active et sont contrôlés par une réserve d'infanterie formant le personnel régimentaire (Grenadier-Ersatz-Regimenter-Ers.Rgt.) comportent le numéro de la division. Ainsi, les 2, 23 et 44.Régiment-Infanterie, appartenant à la 11.Inf.Division, sont représentés par les 2, 23 et 44.Ers.u.Ausb.Bton. contrôlés par le 11.Reserve-Infanterie formant le personnel régimentaire à Allenstein dans le Wehrkreis I, la région d'origine de la division. Les bataillons de réserve sont commandés en principe par des colonels.

La réserve formant le personnel régimentaire est aussi formée de trois à cinq compagnies de réserve constituées par des spécialistes d'infanterie et fournissent le personnel des compagnies d'automoteurs, des compagnies antichars, des unités de transmission, des pelotons du génie et forment les pelotons de trois régiments d'infanterie.

Les autres composantes de la division : le régiment d'artillerie, le bataillon de reconnaissance, le bataillon d'antichars , le bataillon du génie et le bataillon de transmission, sont affiliés d'une façon semblable avec leurs unités de réserve respectives à l'arrière dans le Wehrkreis dont ils sont venus.

Tous les bataillons de formation de réserve d'artillerie (dans n'importe quel Wehrkreis) sont contrôlés par deux ou plusieurs état major de réserve d'artillerie portant les numéros des régiments de terrain d'artillerie levés dans leur Wehrkreis d'origine. Les bataillons de réserve pour les plus petits composants ont de même le numéro de leurs unités correspondantes à leur Wehrkreis. En tout, plus de 50 types de réserve d'unités ont existé.


X / Chaîne de commandement de l'armée de réserve :

Les réserves des unités sont subordonnées : au Quartier général du Wehrkreis (Wehrkreiskommandos) leur équivalence est celle de l'état major du Corps ( Stellvertretende Generalkommandos, Ste.Gen.Kdo.) à travers plusieurs commandements intermédiaires :

- Un ou plusieurs personnel de réserve (Division Nummer...., Div.Nr...) contrôle ses unités de réserve directement, et dans le cas des unités indépendantes de soutien et des services (la reconnaissance, le génie, et de ravitaillement ) ou bien par plusieurs état major d'infanterie et d'artillerie de réserve (Grenadier-Ersatz-Regiment (Gr.Ers.Rgt.) et Artillerie-Ersatz-Regiment (Art.Ers.Rgt.)).

- L'état major d'une Panzer-Division de réserve (Panzer-Division Nummer..... Pz.Div.Nmr.) ou le commandant des troupes blindées (Kommandeur des Panzertruppen, Kdr.d. Pz. Tr) contrôlent directement le remplacement des unités formées comme dans le cas des bataillons indépendants (chars (Pz.), antichars (Pz.jäger) et bataillons de réserve de reconnaissance blindée (Pz.Aufklärungs )

- Le Commandant des unités de maintenance motorisée (garages et ateliers de réparation des véhicules) (Kommandeur des Kraftfahrparktruppe, Kdr.d.Kf.Pk.Tr), contrôle ses unités de réserve.
- Le Commandant des troupes de transmissions (Kommandeur der Nachrichtentruppe, Kdr.d.Nachr.Tr.), contrôle ses bataillons de réserve des transmissions.

- Le Wehrkreis sanitaire (Wehrkreisarzt dans sa spécialité : Stellvertretender Korpsarzt), contrôle ses unités de réserve médicales.

- Le Wehrkreis Vétérinaire (Wehrkreisveterinar dans sa spécialité : Stellvertretender Korpsveterinar) fait également la même chose que précédemment..

Les adjoints commandants du Corps, qui ne sont pas seulement des commandants de réserve, forment les unités mais aussi les commandants dans le Wehrkreis, ils sont subordonnés au Commandant d'Armée de réserve (Befehlshaber des Ersatzheeres). Ils ont le droit de changer l'emplacement des unités de réserve dans leurs secteurs, mais doivent le notifier à leur commandant d'armée de réserve.

La responsabilité du commandant d'armée de réserve et de son quartier général subalterne pour le maintien d'un appui à l'armée d'active en temps de guerre reste en vigueur quand des parties de l'armée de réserve sont placées sur le théâtre d'opérations.

Le nombre de personnels de la division de réserve dans chaque Wehrkreis est réglé par le Haut commandement. Il est responsable de l'uniformité de la formation formant les unités et les unités subalternes. Le personnel doit être tenu libre de tous ses devoirs administratifs. Le haut commandement doit palier aux soucis de l’entraînement, de la formation, de l'armement et l'équipement du personnel réservistes formant les unités, aussi bien qu'au respect de la discipline et aux questions personnelles de leurs officiers subalternes et fonctionnaires.


XI / Réquisition de la réserve :

L'unité de terrain peut demander des réserves s'il manque plus de 10 pour cent de leur tableau d'effectifs. Les réserve concernant les spécialistes, comme le personnel des transmissions et les techniciens, doivent être demandées aussitôt que leur manque gêne l'efficacité de l'unité sur le terrain. Chaque unité de terrain indépendante (Regiment, Abteilung indépendante) envoie ses demandes de réserve par le canal du quartier général de division. C'est la division qui s'adresse ensuite directement au quartier général du corps compétent.

Le quartier général donne ses ordres aux unités de réserve appropriées. On consulte les personnels de la division de réserve seulement en ce qui concerne l'état de la formation des réserves avant que le commandant de corps ne dispose d'eux. Si les demandes reçues par chaque quartier général de corps ne peuvent être honorer, le quartier général passe cette demande à une autre unité de la réserve. Si un ajustement n'est pas possible dans le secteur compétent, le Commandant d'Armée de réserve est avisé et ordonne à un autre Wehrkreis de fournir ces réserves manquantes. Les unités de réserve formant les nouvelles unités doivent notifier au quartier général la date ou elles seront prêtes à partir.

Bien que les demandes soient strictement canalisées, les relations directes entre l'unité d'active et son unité de réserve compétente du même Wehrkreis a toujours été considérée comme favorable, pour renforcer le sentiment de camaraderie.


XII / Modifications du système de formation de la réserve :

1939 / Automne 1942. Le système d'affiliation numérique entre la réserve et les unités de terrain, s'adresse en particulier aux unités d'infanterie, et était valable en général pour les quatre premières vagues (il y aura 35 vagues de divisions levées pendant la guerre) de divisions envoyées au combat par chaque Wehrkreis à l'été et automne 1939. Celles-ci représentaient "l'actif", en temps de paix, les divisions numérotées de 1 à 36, 44, 45 et 46; celles des réservistes sont numérotées de 52 à 98; celles levées avec les Landwehr de 205 à 246; et celles formées d'unités prétendues Erganzungs (unités en temps de paix spéciales "supplémentaires" à formation à court terme d'hommes des classes intermédiaires 1901 à 1913) de 251 à 269.

Les unités composants les divisions sont formées suivant la mobilisation initiale, au début aucune période n'est assignée, par le Quartier général, à une affiliation entre la réserve existante et les unités d'actives. Ainsi chaque bataillon de réserve d'infanterie a finalement dû alimenter les réserves de plusieurs régiments du terrain, mais seulement un portait son propre numéro. De la même façon quand les unités d'infanterie des Panzer division ont été augmentées d'un seul régiment à deux en 1940, le deuxième régiment a été formé par le bataillon de réserve associé et existant du régiment original. Quelques unités de réserve ont été converties directement en unités de terrain; et d'autre part quelques unités de terrain ont été dissoutes. Ces changements ont eu tendance à renverser le principe d'affiliation numérique, qui a subi des changements les années suivantes.

Dès le début, a été commencé le rassemblement des groupes de réserve formés et armés dans les divers Wehrkreis puis envoyés dans les bataillons de transfert spéciaux afin de les envoyer sur le front plus tard.

À l'origine chaque unité de transfert est normalement destinée à une division particulière et portait souvent le numéro de cette division, précédé par le chiffre romain du Wehrkreis et suivi par un numéro de série. Ces bataillons ont d'habitude été rattachés à l'échelon arrière de la division et de là le personnel est filtré et ses divers composants forment et recompletent les unités de terrain.

Après le début de la campagne russe, il a été trouvé opportun, aux vues des longues distances parcourues, et dans quelques cas seulement de concentrer ces formations de réserve venant d'un Wherkreis dans une autre division auxquelles elles n'étaient pas destinées.

Ainsi une division qui avait subi de lourdes pertes pouvait recevoir une grande partie du personnel qui avait été formé et expédié pour une division différente dans un secteur adjacent et moins actif. Dans d'autres cas, toutes les divisions sous commandement d'un corps donné ou dans un secteur particulier partageaient un bataillon de réserve. Sur le théâtre africain, pour peu de temps au moins, il y avait seulement un bataillon de réserve pour toutes les divisions du DAK, bien qu'ils soient venus de Wehrkreis différents. Au milieu de 1941, toutes les unités en Afrique avait comme unités de réserve, des unités des Wehrkreis III et XII, indépendamment de l'emplacement de leur remplacement de leurs unités respectives.

Toutes ces mesures ont abouti à une nouvelle détérioration du système d'affiliation numérique. On doit porter en mémoire, que cependant tout ceci, aussi bien toutes les modifications apportées jusqu'au commencement de 1945 n'ont jamais violé le principe d'affiliation de base.

À savoir, que chaque unité de terrain doit à tout moment être affiliée à une réserve formant l'unité à laquelle tous les hommes de l'armée de terre sont automatiquement envoyés.

Les premiers mouvements d'unités de réserve, malgré le fait que le remplacement original des unités est destiné à respecter la provenance géographique de leurs unités correspondantes, il y a eu de nombreux changements d'unités dans l'armée de réserve d'une partie de l'Allemagne à l'autre et des pays occupés et l'arrière. De 1939 à 1941, les réserves formant les unités ont été retirées des zones frontières plusieurs mois avant que l'offensive ne soit commencée, afin de libérer de l'espace, du casernement et d'autres équipements militaires. Après que ces secteurs de remplacement ne soient plus nécessaire, les unités de réserve sont revenues dans leurs régions d'origine.

Tous ces mouvements et quelques d'autres, ont permis d'agrandir les zones de garnison avec l'appoint des secteurs annexés ou vaincus adjacents à l'Allemagne. En même temps les casernements libérés grâce à cette extension ont permis la formation de nouvelles unités pour l'armée, celle ci grandissant au fur et à mesure. Tous ces mouvements avant l'automne 1942 (sauf ceux dont le motif premier était l'évacuation des secteurs de rassemblement) étaient fait par des unités situées près de la frontière de leur Wehrkreis et dans le territoire occupé ou annexé immédiatement à côté de la frontière. Ces mouvements se sont ainsi étendus et ont provoqué une extension légère de la zone allemande de l’intérieur dans toutes les directions.


XIII / Réorganisation de l'armée de réserve à l'automne 1942 :

(1) Principe. Un changement du système de formation de la réserve a eu lieu vers le 1 octobre 1942 quand tout le système de base de la réserve a été scindé en deux éléments : le premier pour l'enregistrement et l'autre pour la formation. L'énumération de l'unité de réserve conserve la désignation d'Ersatz. Mais dorénavant il concerne seulement la réception des recrues, de leur matériel personnel, leur Soldbuch, des cours d'endoctrinement militaire des recrues; et du transport des recrues vers son unité sœur, puis forme l'unité aussi rapidement que possible; reçoit les convalescents et les renvoie à leur unité de terrain. L'unité de formation nouvellement créée (Ausbildungseinheit) porte le même numéro que l'unité Ersatz et est faite pour recevoir les hommes de l'unité Ersatz, puis leur donne une formation et les expédie ensuite à leur unité affiliée sur le terrain.

(2) Mouvements après la réorganisation.

Le but de cette mesure était apparemment de faciliter le changement de la plupart des activités d'une formation éloignée dans les pays occupés, en particulier à l'ouest, sans nuire sérieusement à l'affectation et à la procédure de remplacement dans le Wehrkreis.

Dans la plupart des cas les unités de réserve données d'un Wehrkreis sont restées à proximité de chez elles. Pour l'infanterie formant les unités, approximativement les deux tiers ont déménagé de Wehrkreis (en suivant la progression allemande) et seulement un tiers est resté en Allemagne.

En pratique, certains bataillons de réserve implantés dans des territoires nouvellement acquis ou occupés en automne 1942, sont rendus à leur Wehrkreis d'origine pour reprendre leur instruction normalement et conserve leur nom de Grenadier-Ersatz-Bataillon. Les nouveaux éléments recevants une formation sont incorporés dans des divisions de réserve et déplacés de loin en loin, s'ils restent en Allemagne ils sont appelés à former des bataillons (Ausbildungs-Bataillone). Dans d'autres cas en Allemagne et dans les territoires occupés ou annexés, les deux éléments restent dans le même secteur et prennent la forme de bataillons de réserve et d’entraînement (Ersatz-und-Ausbildungs-Bataillone). De nombreux régiments d’instruction deviennent des régiments de réserve (reserve regiment), seul l’état major de cette unité reste dans le Wehrkreis pour reformer un nouveau régiment d’instruction et de réserve (Ersatz-und-Ausbildungs-Regimenter), ces nouveaux régiments sont numérotés dans la série 500.

Dans un but professionnel et défensif, aussi bien que dans la conduite d'exercices de formation combinés, les unités de réserve en territoire occupé ont été organisées dans un nouveau type de division recevant une formation et connue comme division de réserve (Reserve-Division) et restent toujours sous la coupe de l’armée de réserve. Si il n'y a pas assez de personnels restent dans un Wehrkreis, pour surveiller l'instruction et les activités des unités de réserve ainsi que la formation des unités, un nouveau personnel est créé, prenant parfois une numérotation chiffrée à 300 par rapport à la division qu'elle doit remplacer. De nouveaux personnels de réserve sont créés par les conversions des personnels des division spéciaux administratifs (Divisionskommando z.b.V., division Kdo. z.b.V) En conséquence le nombre des divisions de réserve a été légèrement diminué de 34 en septembre 1942 à 29 en 1943. Chaque division de réserve contrôle un groupe de régiments de réserve et des unités de soutien de son propre Wehrkreis, mais la distribution des bataillons dans le régiment ne suit plus le modèle original basé sur la subordination des régiments d'infanterie à la division de terrain avec le même numéro. Après l'été 1943 de nouvelles divisions de réserve ont aussi été formées : des unités de Panzer et des unités de formation motorisées (Reserve-Panzer-Divisionen) qui étaient jusque-là placées en zone Intérieur (Allemagne).

Quelques Corps de réserve ont été également créés (Reserve-Korps) ainsi que plusieurs corps de réserve Panzer (Réserve-Panzerkorps).


XIV /Le destin des divisions de réserve :

En tout, il y a 26 divisions qui reçoivent une formation dans un Wehrkreis différent en 1942 et 1943, dont quatre était des Divisions de Réserve-Panzer. Treize étaient à l'ouest, sept à l'est, trois au Danemark, deux en Croatie et une en Italie. En 1943, avant même que les dernières divisions de réserve n'aient été formées, quelques unes ont été converties en divisions d'actives. Deux d'entre elles, à l'Est, sont devenues des divisions de réserve (Feldausbildungs-Divisionen, Peld-Ausb. Division). Une troisième division de réserve en Croatie a été convertie en Jager division et trois autres divisions de réserve ont reçu la désignation de divisions statiques (Bodenständige).

Ainsi vers la fin de 1943, aux 23 divisions de réserve déjà existantes s'ajoute les trois divisions statiques. Durant 1943 plusieurs de ces divisions ont été engagées contre les partisans tandis que d'autres sont venues s'établir le long de la côte de la Manche.

Durant 1944 les divisions de réserve se sont rapidement désagrégées. Des cinq divisions de réserve à l'Est, deux sont détruites ou dissoutes et trois combattent. La division de réserve restante en Croatie a apparemment été dissoute au début de l'année. Les 13 divisions de réserve à l'Ouest ont disparu. Trois réserve Panzer-Division fusionnent avec les restes de Panzer ou Panzer-Grenadier-Division et perdent leur identité. Trois divisions de réserve sur la Manche ont été converties en division d'active en février 1944. Deux autres sont dissoutes en juillet et août, après le reflux de la plupart de leur personnel qui avaient subi des pertes élevées durant le débarquement. Les cinq divisions de réserve dans le Sud de la France et sur la côte de Biscay ont été engagées contre le débarquement des Alliés dans le Sud de la France et absorbées par les divisions d'active. La gebirg division de réserve en Italie est aussi absorbée par une division pendant l'année. Des trois divisions de réserve au Danemark, deux semblent être resté intactes pendant 1944, tandis que la troisième est inclus dans le processus de conversion. Ainsi vers la fin de 1944, un maximum de six à sept divisions de réserve restent, dont peut-être seulement deux étaient capable d'accomplir les fonctions pour lesquelles elles ont été à l'origine créées !!

Les divisions de réserve pouvaient encore assurées la formation et les fonctions de garnison pendant l'hiver de 1942-43 et pour la plus grande partie de 1943. Mais quand elles ont reçu des affectations de défense, particulièrement sur la Manche, elles ne pouvaient plus s'occuper de la formation, et ne pouvaient se permettre non plus d'envoyer des réserves aux divisions et les remplacer par des recrues non formées et mettre ainsi en danger leur efficacité au combat.

Le sérieux de la situation a été intensifié par le fait que pendant 1942-43 deux tiers de la " formation " avait été déplacé hors d'Allemagne pour avoir lieu dans ces divisions de réserve. En conséquence, la continuité de formation est interrompue à une période critique, et un nouveau début de formation est fait dans les Wehrkreis de l'Allemagne.


XV / Reprise de la formation en Allemagne :

On a dû fournir des nouveaux équipements de formation aux divisions de réserve après qu'elles est cessées leurs fonctions de formation. Certaines divisions de réserve avaient des bataillons de formation (Ausbildungs-Bataillone) qui pouvaient former du personnel sans se heurter aux nouvelles responsabilités de défense des divisions de réserve. Mais après l'Invasion de juin 1944, les recrues n'ont plus été envoyées aux divisions de réserve à l'ouest.

La formation a graduellement été reprise en Allemagne. D'abord quelques Wehrkreis ont expédié des recrues en formation de leur propre Wehrkreis en Allemagne. À l'été 1944, pratiquement toutes les unités de réserve dans quelques Wehrkreis avaient regagné leurs fonctions de formation et étaient devenues de nouveau des unités de remplacement. D'autres Wehrkreis n'ont pas commencé à reprendre leurs formations avant la fin de 1944.

Le fait est que la reprise de la formation des bataillons de réserve maintenaient toujours une force squelettique d'instructeurs et de personnel d'encadrement avec un minimum de formation à la réception et du transfert des compagnies convalescentes. Aussi beaucoup de divisions de réserve ont rendu leurs instructeurs et cadres à leur Wehrkreis respectifs quand elles ont été dissoutes

XVI / Evénements pendant l'été et automne 1944 :

A l'été 1944, le Reichsfuhrer-SS Himmler prends le commandement de l’armée de réserve. Quelques modifications apparaissent : les entraînements en heures sont allongés et la période de formation est réduite à une moyenne de 6 semaines. La Luftwaffe et le personnel de la Kriegsmarine sont sous tutelle de l’armée et le Volkssturm est créé. Les documents ont été simplifiés et les frontières de Wehrkreis ont été ajustées. L'économie et la simplification ont été réalisés par :

(1) Changements du système d'affiliation : Un changement de base du système d'affiliation pour les régiments d'infanterie arrive, un bataillon de réserve d'infanterie simple devient une unité de rechange compétente pour tous les régiments d'infanterie d'une division d'infanterie ou d'une statique ou d'une division de sécurité. En conséquence, les régiments d'infanterie n'ont plus un bataillon de réserve portant leur propre numéro et le rapport traditionnel qui a à l'origine existé entre les vieilles unités de l’armée de réserve et l'armée d'active a ainsi pratiquement été supprimé.

(2) Mesures d'économie. Plusieurs réserve infanterie spécialisée et des compagnies d'instruction ont été combinées. Quelques réserves et bataillons recevants une formation de troupes de service, particulièrement les unités vétérinaires, ont été dissoutes.

(3) Les nouvelles méthodes de transfert de la réserve à l'armée d'active. De nouvelles méthodes pour la requête et le transfert d'hommes de l'armée de réserve à l'armée d'active ont été établies dans la première moitié de 1944. Le problème de main d’œuvre n'a pas permis la même distribution des réserves (à l'exception des spécialistes), mais de ce fait exige une haute priorité à l'approvisionnement concentré d'hommes aux unités. Réaliser ces regroupements est le but de l'armée et le quartier général est chargé de l'assignation des réserves. Le transfert d'hommes des unités de réserve n'a plus lieu au moyen de groupes vaguement organisés, mais sous la forme de : Bataillons de marche de combat (Kampfmarsch-Bataillone) qui ont une force d'environ 900 hommes avec un meilleur armement et plus de personnel d'encadrement qu'auparavant; de bataillons de transfert de 700 à 1000 hommes; ou en compagnies de transfert de 100 à 250 hommes. Le bataillon de transfert est nouvellement créé, tandis que les bataillons de transfert pour l'infanterie et les troupes des Panzer reçoivent l'effectif du bataillon de réserve . Les convalescents sont ramenés au camp en compagnies de transfert convalescentes (Genesenen-Marschkompanien) de 100 à 250 hommes. En général, cependant, l'importance du bataillon de transfert est diminuée, en partie à cause de la situation rapidement changeante à l'ouest. Le nom "le bataillon de transfert de combat" indique que le bataillon comme tel, est considéré comme une unité combattante.


XVII / Les unités de réserve au combat :

Durant les premières années de la guerre, le remplacement des unités recevantes une formation participent au combat seulement dans des cas isolés, pendant l'avance Alliée par la France et la Belgique en août 1944,

Au moment de l'attaque aéroportée alliée en Hollande, cinq divisions de réserve de quatre Wehrkreis occidentaux ont été transférés sur le Front Occidental avec les éléments de combat de leurs unités subalternes.

Les recrues non formées, convalescentes, inaptes et le personnel d'encadrement nécessaire pour le maintien de la réserve et du programme de formation sont restés à l'arrière. Dans quelques cas, un personnel "remplaçant" reste dans la régions d'origine pour contrôler les éléments de réserve et reconstruire la structure d'une nouvelle formation. Ceux dont les divisions ont été rassemblées à la hâte ont reçu une variété de noms, notamment "Kampfdivision", en abrégé :Div, Nr. (K), cela semble avoir été commun. Cinq de ce type de divisions ont en réalité été en ligne et une sixième était responsable du travail de fortification. Les unités subalternes ont à l'origine eue les numéros qu'elles avaient dans l’armée de réserve, mais plus tard ont été numérotées de nouveau comme des unités organiques. Quatre des anciennes divisions de réserve ont été absorbées dans des divisions et une cinquième a été dissoute. De plus, les Wehrkreis frontaliers fournissent de nombreux groupes de combat indépendants, des unités de choc (Sperrverbande) et d'autres unités, qui ont finalement été absorbées par des unités diverses au front. Les impératifs locaux de défense sont accomplis par des unités d'alarme (Alarmeinheiten).


XVIII / Distribution des forces de l'armée de réserve :

À le fin de 1944, chacun des 15 Wehrkreis existants durant la guerre a, en plus des bataillons de réserve pour les troupes de combat, une à trois divisions de réserve personnel et deux à cinq régiments d'infanterie de réserve. La plupart de ces derniers contrôlent trois à quatre compagnies de réserve de spécialistes de d'infanterie. Chaque Wehrkreis (sauf le I et XVIII) a aussi deux Panzer-Grenadier-Regimenter ou des régiments de réserve motorisés, contenant deux ou trois compagnies de réserve de spécialistes et un à deux régiment d'artillerie de réserve. Les bataillons d'infanterie de réserve ont tous des bataillons de reconnaissance. De plus, il y a deux régiments de réserve de guerre chimique dans le Wehrkreis X. Beaucoup d'autres unités de réserve - surtout des troupes de service, comme des troupes de d'approvisionnement, des troupes de maintenance mécaniques et des troupes médicales - ne sont pas représentées dans les tableau d'effectifs, il y a généralement une dans chaque Wehrkreis.

Le Wehrkreis XVIII a surtout des troupes de montagne. les Wehrkreis XX, XXI, Bohmen und Mahren et Generalgouvement sont omis, puisqu'ils contrôlent seulement très peu d'unités. Puisque les unités des Wehrkreise XX et XXI sont reliées avec le Wehrkreis II et les unités des Wehrkreis Böhmen und Mähren appartiennent aux Wehrkreise XIII et XVII, ils sont listés sous les Wehrkreis II, XIII et XVII respectivement. En général, les unités sont inscrites sous le Wehrkreis qui les contrôle et pas nécessairement sous le Wehrkreis dans lequel elles sont placées.

La force des bataillons fluctuera énormément, selon s'ils viennent de recevoir de nouvelles recrues ou des convalescents ou ont épuisé leur effectif en envoyant des réserves sur le front. Ainsi quelques bataillons ont des effectifs de 500 hommes et d'autres plus de 1500.

Les troupes de quartier général et les divisions dissoutes ou détruites ne sont pas inclues et converties dans des divisions d'active et ne peuvent pas être attribuées à un Wehrkreis spécifique.

Les régiments d’entraînement et les bataillons ainsi que beaucoup d'écoles militaires contiennent des réserves complémentaires, ces dernières sont alors commandées par la vieille unité et non pas par l'école de provenance.

À la fin de 1943 il y avait probablement 2,000,000 hommes dans l’armée de réserve; à la fin de 1944 il y en a considérablement moins. Dans l'ensemble, les unités de l’armée de réserve étaient remarquablement stables pendant les 5 ans de guerre, en ce qui concerne leur type, leur numéro et dans quelques cas en ce qui concerne l'emplacement des éléments de réserve.

Cependant, les changements principaux sont arrivés avec les personnels des divisions de réserve, des personnels régimentaires et des compagnies de spécialiste dans les années 42 à 1944. La plupart des unités dissoutes étaient dans les bataillons d'artillerie. Les unités complémentaires et de nouveaux types d'unités ont été créées chaque fois que nécessaire, comme la formation des unités de canons d'assaut, des compagnies d'instruction de mortiers et des bataillons de d'instruction d'infanterie formées parfois uniquement avec des troupes souffrant de maux d'oreille et d'estomac.!!!!


XIX / Fin du conflit :

Après l'avance alliée en France en août 1944, la plupart des réserves et des unités d'instruction des secteurs périphériques des Wehrkreis occidentaux ont été retirées plus loin à l'intérieur des Wehrkreis. Evidemment les efforts ont été faits pour préserver cette réserve qui forment la structure des Wehrkreis, bien qu'ils fassent partie du Théâtre d'Opérations. Une tentative semblable a été faite dans Wehrkreis I sur le Front Oriental.

En fin d'année 1944, le Wehrkreis XII a déplacé certaines de ses réserves loin à l'intérieur des Wehrkreis centraux. Ces unités, cependant, restent toujours à la disposition du Wehrkreis XII.

Au début de 1945 l'affiliation entre les unités de réserve et les unités d’active était toujours valable.


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